The absents

The absents


Photos

William Bunel pénètre ces lieux abandonnés, désaffectés, livrés à l'usure et en attente d'un nouvel avenir. Ils mènent dans l'ombre une existence hors du temps. Ces espaces lui permette de mettre en oeuvre une image à l'esthétique ordonnée, jonchée d'objets les plus disparates révélant des indices de ceux qui ont vécu.
Ce sont des scènes auxquelles il manquerait le début et la fin. Le medium photographique nous renvoie alors à la vacuité du présent dans son impuissance à restituer totalement l'histoire du passé. Elles suscitent l'imagination de celui qui regarde. Le spectateur peut imaginer de multiples fictions, ébaucher, compléter des scénarios afin de comprendre l'histoire de ces lieux. Nous voudrions les retenir, qu'ils nous expliquent ces situations étranges.
Les prises de vue au cadrage frontal intègrent systématiquement une fenêtre permettant à l'oeil de s'extraire de cet univers parfois oppressant. J'envisage ces ouvertures sur l'exterieur comme une zone de dialogue entre deux univers: le climat pesant des espaces oubliés qui vient défier l'incertitude du dehors habité, vivant.
L'implantation de l'homme, l'évolution et le déplacement de son cadre de vie traduisent un comportement, une adaptation, un usage de l'espace.
L'image blanchie par les lumières offre une visibilité quasi totale au spectateur. L'oeil peut s'égarer dans le moindre recoin de celle-ci. Cette clarté rassurante nous ouvre alors les portes de l'histoire...